Left to right: Jacqueline Scott, Sarah Haddon, Dr. Kerry Hull, Scott Stevenson, Sébastien Lebel-Grenier, Deputy Marianne Dandurand

L’Université Bishop’s accueillera une nouvelle chaire de recherche en études anglaises au Québec

Depuis plus de cinquante ans, les communautés anglophones du Québec ont traversé de profondes transformations, leur histoire étant peu explorée et leur récit toujours en évolution. Marjorie Elizabeth Goodfellow croyait que cette histoire méritait une attention universitaire sérieuse. Diplômée de l’Université Bishop’s et militante communautaire de longue date, décédée en 2024, elle a souhaité donner un caractère durable à cet engagement. Sa succession devrait ainsi contribuer à hauteur d’environ 2 millions de dollars à la création d’une chaire de recherche à son nom.

La Chaire Marjorie Elizabeth Goodfellow en études québécoises d’expression anglaise sera consacrée à l’avancement de la recherche, de l’enseignement et de la mobilisation des connaissances concernant les communautés anglophones du Québec.

« Marjorie a consacré une grande partie de sa vie à sa communauté et aux communautés anglophones partout au Québec », a déclaré Scott Stevenson, liquidateur de la succession de Marjorie Goodfellow. « Cet engagement a pris racine dans les années 1970, une période de changements profonds pour ces communautés, encore aujourd’hui insuffisamment reconnus ou compris. En choisissant de faire ce don majeur et de créer cette chaire à l’Université Bishop’s, Marjorie prolonge ainsi l’œuvre de toute une vie, au bénéfice de tous les Québécois, aujourd’hui et pour les générations futures. Il est également tout à fait approprié qu’elle ait choisi Bishop’s, son alma mater des Cantons-de-l’Est. »

La Chaire servira de point de convergence pour l’étude du Québec anglophone — son histoire, sa culture, sa langue et ses dimensions sociales — ainsi que pour l’analyse de l’évolution de son identité dans les contextes québécois et canadien. Son mandat est résolument interdisciplinaire, mobilisant des disciplines aussi variées que l’histoire, la littérature, la sociologie, la science politique, l’éducation et la linguistique.

Le ou la titulaire de la Chaire mènera des initiatives de recherche, contribuera à la création de connaissances et au développement de curriculum, et encadrera des étudiants aux cycles supérieurs comme au premier cycle, contribuant à former la prochaine génération de chercheurs en études québécoises d’expression anglaise.

« Cette nouvelle chaire de recherche représente une occasion exceptionnelle pour notre établissement », a affirmé la Pre. Kerry Hull, vice-principale à l’académique et à la recherche. « Elle créera un espace privilégié de dialogue réunissant professeurs, étudiants et partenaires communautaires, favorisant des échanges interdisciplinaires riches. En valorisant les travaux de nos chercheurs et apprenants, la Chaire renforcera leur impact au Québec tout en élargissant son rayonnement à d’autres contextes de langues minoritaires. Elle contribuera ainsi à approfondir les connaissances, à enrichir l’expérience étudiante et à positionner notre université comme un leader en recherche reliant les communautés et les perspectives. »

La collaboration avec le milieu sera au cœur du mandat de la Chaire. Celle-ci travaillera étroitement avec les organisations anglophones, les institutions culturelles et divers acteurs communautaires afin de renforcer les liens entre la recherche universitaire et les réalités vécues. Ses activités comprendront l’organisation de conférences, de conférences publiques et d’initiatives de mobilisation des connaissances visant à nourrir un dialogue éclairé sur les enjeux et les perspectives des communautés anglophones du Québec.

« La création de cette Chaire témoigne de l’engagement de longue date de l’Université Bishop’s envers les communautés anglophones du Québec et de sa position unique à l’intersection des deux grandes communautés linguistiques de la province », a déclaré le principal et vice-chancelier Sébastien Lebel-Grenier. « Cette perspective orientera les travaux de la Chaire, sa mobilisation communautaire ainsi que sa contribution à la compréhension et à la préservation des communautés de langue minoritaire au Québec. »


À PROPOS DE MARJORIE ELIZABETH GOODFELLOW

Marjorie Elizabeth Goodfellow (1938–2024), fille unique d’Edgar et d’Annie (née McElrea), est née et a grandi à Sherbrooke, où elle a passé une grande partie de sa vie sur la ferme familiale du chemin des Écossais. Elle a obtenu des diplômes de l’Université Bishop’s (1959) et de l’Université McGill (1960), puis une maîtrise en bibliothéconomie de McGill (1967). Après avoir travaillé à Ottawa et à Montréal, elle est revenue dans les Cantons-de-l’Est en 1971, où elle a poursuivi une carrière de consultante en bibliothéconomie ainsi que de chercheuse en généalogie et en histoire.

Membre fondatrice de Townshippers’ Association, elle a défendu les communautés anglophones, notamment en matière d’équité en santé, siégeant pendant 13 ans au conseil du Centre universitaire de santé de l’Estrie (CUSE, aujourd’hui le CHUS). Elle a également représenté les Cantons-de-l’Est au sein d’un comité provincial conseillant le ministre de la Santé du Québec.

Profondément engagée dans la préservation de l’histoire locale, elle a siégé au conseil de la Société d’histoire de Sherbrooke et contribué à la fondation de la Eastern Townships Heritage Foundation, du Club universitaire des femmes de Sherbrooke et région, ainsi que du conseil de la bibliothèque de Sherbrooke. Fiduciaire de l’Université Bishop’s à partir de 1985, elle a également siégé à son comité de planification et a reçu en 1993 un doctorat honorifique en droit civil.

De plus amples informations concernant la nomination du ou de la titulaire de la Chaire et les initiatives à venir seront communiquées ultérieurement.


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Annick Lambert
Université Bishop’s
media@ubishops.ca

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