L’Université Bishop’s obtient près de 700 000 $ en financement d’infrastructures de recherche
L’Université Bishop’s a obtenu près de 700 000 $ en financement destiné aux infrastructures de recherche afin de soutenir de nouveaux travaux en biochimie végétale, en cybersécurité et en astrophysique des exoplanètes. Cette somme comprend notamment un financement pour la contribution canadienne à une mission de la NASA – dont le lancement est prévu d’ici la fin d’août -qui devrait permettre la découverte de 100 000 nouvelles exoplanètes au-delà de notre système solaire, l’un des trois investissements fédéraux en infrastructures de recherche annoncés aujourd’hui.
Le Fonds des leaders John-R.-Evans de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI-FLJE) a accordé un total de 338 913 $ à trois chercheurs et chercheuses de Bishop’s, un montant auquel s’ajoute une contribution équivalente du gouvernement du Québec. Ces subventions font partie d’un investissement fédéral de 118 millions de dollars qui soutient 357 projets d’infrastructures de recherche dans des établissements postsecondaires partout au Canada.
« Ces trois subventions, annoncées simultanément, racontent une histoire éloquente sur l’Université Bishop’s », a déclaré le Professeur Valerio Faraoni, vice-principal associé à la recherche et aux études supérieures. « Nos chercheuses et chercheurs travaillent sur des questions d’importance nationale et internationale, qu’il s’agisse de la quête de nouveaux mondes, de l’avenir de la sécurité alimentaire ou de la protection des identités numériques. Cet investissement confirme qu’établissement de taille modeste peut mener des recherches de premier plan. »
Concevoir des plantes adaptées à un monde qui se réchauffe
La Pre. Sarathi Weraduwage, professeure titulaire de biologie et de biochimie, remet en question l’hypothèse dominante voulant que les rendements agricoles sous des concentrations croissantes de CO₂ soient inférieurs aux prévisions en raison de limites liées à la photosynthèse. Elle propose plutôt que l’expansion des feuilles constitue le véritable facteur limitant. Sa subvention de 245 310 $, la plus importante des trois, permettra la création d’une nouvelle installation de recherche en biochimie dans un environnement contrôlé, comprenant des chambres de croissance ainsi qu’un système portable de photosynthèse LI-6800 de haute précision pour mesurer les échanges gazeux dans les feuilles, les algues et les sols, dans l’édifice Johnson de l’Université.
« Pendant des décennies, les chercheurs ont présumé que l’augmentation du CO₂ entraînerait une hausse des rendements agricoles parce qu’elle stimule la photosynthèse. Or, les rendements n’ont pas suivi », explique la Dre Weraduwage. « Mes travaux cherchent à déterminer si nous nous sommes concentrés sur la mauvaise variable. Si la croissance des feuilles constitue réellement le goulot d’étranglement, nous pourrions enfin trouver une solution au problème. »
Rendre l’identité numérique plus difficile à usurper
Le Pr. Russell Butler, professeur agrégé en informatique du Département des sciences technologiques, met sur pied une installation qui combinera des capteurs d’ondes cérébrales, le suivi du regard, la vidéo faciale et l’analyse de la démarche au sein d’une plateforme synchronisée unique. L’objectif est de développer des méthodes de vérification de l’identité plus difficiles à contourner et plus équitables pour l’ensemble des utilisateurs. Sa subvention de 64 527 $ financera l’infrastructure informatique et les capteurs essentiels du laboratoire.
« Les signaux qui rendent chacun de nous physiologiquement unique, qu’il s’agisse du mouvement des yeux, des réactions du cerveau ou de la façon de marcher, sont extrêmement difficiles à imiter », souligne le Pr. Butler. « Les combiner ne permet pas seulement d’améliorer la sécurité. Cela redéfinit ce que peut signifier une identité sécurisée dans le monde réel. »
À la recherche de 100 000 nouveaux mondes
Le Pr. Jason Rowe, titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau II en astrophysique des exoplanètes et professeur titulaire du Département de physique et d’astronomie, dirige la contribution canadienne au télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA, dont le lancement est prévu à la fin d’août 2026. Son équipe développe la chaîne logicielle qui analysera les données de plus de 100 millions d’étoiles afin d’identifier de nouvelles planètes. Sa subvention de 29 076 $ de la FCI financera l’infrastructure informatique haute performance qui devra être opérationnelle avant l’arrivée des premières données scientifiques du télescope, prévue au début de 2027.
« Le télescope spatial Roman produira plus de données sur les planètes que toutes les missions précédentes réunies. Mais ces données n’ont de valeur que si l’on est capable d’y repérer les signaux pertinents. C’est précisément ce que nous construisons : les outils logiciels qui transformeront un océan d’observations en un catalogue de nouveaux mondes », explique le Pr. Rowe. Les trois projets contribueront à la formation d’étudiantes et d’étudiants dans les domaines de l’apprentissage automatique, de la biologie végétale et de la cybersécurité, des secteurs au cœur des priorités canadiennes en matière de recherche et d’innovation. Le Fonds des leaders John-R.-Evans aide les chercheurs des universités et collèges canadiens à acquérir les équipements et les installations nécessaires à la réalisation de recherches de calibre mondial.
DEMANDES MÉDIAS :
Sonia Patenaude, Gestionnaire des communications – Université Bishop’s
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